Bonjour, La France est-elle encore une puissance mondiale ?

À en croire le discours libéral et europhile, la réponse serait NON !

La France n’est plus une puissance, elle ne peut plus peser sur les affaires du Monde, elle peut au mieux espérer tenir son petit rang à l’intérieur d’un bloc supra-national, auquel elle devra sagement obéir.

Le plus scandaleux, dans ce constat dévalorisant, est que ce discours émane de ceuxlà même qui, par leur travail de sape, ont activement contribué à l’affaiblissement de la France sur la scène internationale.

Trois atouts installent un pays au rang de puissance planétaire. Une monnaie forte, une industrie solide, et une armée capable de défendre l’intérêt national partout et chaque fois que la nécessité l’impose.

Sa monnaie, la France n’en a plus ! Elle en a fait cadeau aux banquiers et aux officines financières.

Notre industrie, elle est dévastée et à reconstruire. Dans mes propos sur la Monnaie et l’État stratège, j’ai décrit comment les Eurocrâtes nous ont dépossédé du droit régalien de battre monnaie, et comment ils se sont rendu complices du pillage de notre industrie... Aujourd’hui, les fossoyeurs de la puissance française ont beau jeu de pleurer sur son cadavre.

Reste le troisième atout, une armée puissante, bien équipée, et opérationnelle dans des délais courts. Une armée qui dissuade, une armée qui est crainte... Or justement, à cet égard, la partie n’est pas encore perdue ! Certes, nos forces armées ont beaucoup souffert des coupes sombres budgétaires, assénées par les abrutis du “combien ça coûte“. Le seul renouvellement des matériels exigerait une loi programmatique ajoutant 10 milliards d’euros par an et pendant 5 ans, au titre des investissements militaires, cela en plus des 19 milliards et demi prévus pour les investissements en 2019, un chiffre qui ne sera même pas atteint.

Pour autant, avec un budget global moyen, oscillant depuis ces dix dernières années entre 30 et 35 milliards par an ; avec nos soldats de métier dont la compétence et l’excellence sont enviées par toutes les armées du monde, et avec notre force de frappe nucléaire, la France demeure une puissance militaire ! Par ce dernier atout, la voix de la France peut encore, même seule, se faire entendre sur la scène internationale. Il est bon de le savoir, il est bon de le répéter, il est bon de l’opposer aux pleureuses libérales et aux technocrates qui ont inscrit leur propre pays sur la liste des Républiques bananières.

L’armée française est aujourd’hui la deuxième armée d’Europe, après la Russie, en troupes et en matériel, elle surpasse désormais l’armée britannique, qui fut laissée à l’abandon après la guerre en Irak. L’armée française est la seule armée d’Europe en capacité politique et opérationnelle d’intervenir sur tous les théâtres conflictuels de la planète, cela en totale autonomie de moyens. L’armée française et son chef, le Président de la République, détiennent le levier de la dissuasion atomique, que la France peut brandir, voire employer, sans demander la permission à personne.

Ces facteurs cumulés placent la France dans le petit club des 5 puissances militaires de la planète (avec les USA, la Russie, la Chine et l’Inde), avec un bras armé tout à fait crédible aux yeux des autres chefs d’État, et grâce auxquels on écoute encore la voix de la France lorsqu’elle se fait parfois entendre sur la scène internationale.

C’est d’ailleurs en raison de ces forces cumulées que la France occupe toujours son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, et y dispose d’un droit de veto. Sans une armée moderne, efficace, et dotée de missiles nucléaires, il y a longtemps qu’on nous aurait confisqué ce siège aux Nations unies. Cependant, tant sur la question atomique, que sur la question du Conseil de sécurité, que sur l’OTAN, ou l’autorité de commandements de nos forces armées, des nuages noirs se profilent à l’horizon, et nous ne sommes plus très loin de perdre également ce dernier atout. Pour commencer, les abrutis du “combien ça coûte“ unissent leur voix avec les idiots utiles du pacifisme pour que la France renonce définitivement à l’arme nucléaire et à sa dissuasion atomique... Ici, nous avons clairement affaire à des saboteurs manipulés par des mains étrangères, dont le but est de destituer la France du rang qu’elle occupe de la réduire, de la vassaliser !

Parce que la Gauche patriote n’est pas dupe du discours naïf et internationaliste des autres courants de la Gauche, et parce que nous sommes lucides sur les enjeux et les rapports de forces en présence, nous sommes farouchement attachés au maintien de la frappe nucléaire française, et même, à sa montée en puissance ! Je préfère m’en tenir au bon vieux principe selon lequel lorsque vous vous adressez à quelqu’un avec un gros flingue dans la main, ce quelqu’un vous écoute tout de suite avec plus d’attention.

Il est certain que les transgressions relatives à la monnaie ou à l’État stratège, que j’ai eu l’occasion de développer dans mes entretiens, sont autant de pilules difficiles a avalé pour certains dirigeants, notamment en Europe. Si un futur gouvernement de la France venait à les mettre en oeuvre, la tentation de représailles anti-françaises pourrait germer dans certains esprits revanchards. Cependant, on évitera toujours de trop chatouiller un État qui détient les moyens militaires de rendre les coups.

L’autre menace sur la souveraineté de notre défense vient de l’Union Européenne, plus précisément des manigances de l’Allemagne... Voilà bientôt 30 ans que l’Allemagne rêve d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, et qu’elle entend se servir de la France comme un cheval de Troie pour s’en saisir. Rappelons au passage que l’Allemagne n’est pas l’un des pays fondateurs des Nations unies, car le 25 avril 1945 quand s’ouvrait la conférence de San-Francisco, l’Allemagne nazi n’avait pas encore capitulé, l’Allemagne c’était encore l’ennemi !

Toutefois on ne s’embarrasse plus de renverser les symboles. En mars et avril dernier, il revenait à la France la présidence tournante du Conseil de sécurité. Or l’Allemagne obtenait de partager cette présidence avec nous. Certes, l’Allemagne n’a pas encore son siège permanent, mais elle est déjà assise sur nos genoux.

Hélas, il y a beaucoup plus grave. L’option finale de l’Allemagne est de mutualiser l’armée française, de la verser corps et âme dans une armée européenne commandée par un État-major mixte européen, lui-même aux ordres d’un commissaire européen ou d’une commission de défense de l’Union européenne. Voilà comment s’envolera la dernière souveraineté de la France. En offrant à une entité supra-nationale, ce que nous avons bâti durant des décennies avec l’argent du contribuable français. Pour l’Allemagne, quelle aubaine ! La première puissance économique de l’Europe y verra l’occasion de devenir en plus : la première puissance militaire de l’Europe ! L’Allemagne pèsera de tout son poids de leader de l’UE pour décider, selon ses seuls intérêts, des options militaires de l’armée européenne. C’est un hold up colossal ! C’est une capture de l’armée française exécutée de manière plus magistrale encore que durant l’offensive de 1940.

Depuis le début de cette campagne, les moutons du troupeau europhyle ne cesse de bêler en choeur : « L’Europe c’est la paix ! L’Europe c’est la paix ! ». Et d’attribuer sans vergogne au traité de Rome ces 60 dernières années de Paix... Cela revient à ignorer volontairement que la Paix en la fin du 20ème siècle, ce fut d’abord la guerre froide et l’équilibre de la terreur atomique. Cela revient à ignorer volontairement que la Paix, en ce début de 21ème siècle, c’est rien de plus qu’un front commun contre le terrorisme.

Depuis le début de la construction européenne, il n’y a jamais eu de place pour les bons sentiments. Ce qui risque d’advenir démontrera le contraire : « L’Union européenne, ce n’est pas la Paix, L’Union européenne, ce sera la guerre. » Car au fait, quels sont les intérêts de l’Allemagne sur la scène internationale ? Dans quelles stratégies diplomatiques l’Allemagne s’est-elle compromise ? Dans quels conflits voudrait-elle nous entraîner ? L’ennemi désigné de l’Allemagne, l’ennemi atavique, c’est la Russie ! Une défiance maladive qui existe depuis des siècles, parce que depuis des siècles, l’Allemand a peur du Russe ! Or depuis sa réunification, l’Allemagne n’a pas cessé d’attiser les départs d’incendie. En Pologne, dans les pays Baltes, en Géorgie, et plus récemment en Ukraine, toute la diplomatie allemande se résume en une nuisance systématique contre les Russes, avec une constance et un acharnement sans équivalent en Europe. On peut donc légitimement se poser la question : quelle étape l’Allemagne franchirait si elle tenait les manettes d’une puissante armée professionnelle, et l’accès aux codes nucléaires de la bombe française ? À cette question, le servile Jean-Claude Junker fournissait déjà un début de réponse en mars 2015... Au journal allemand Welt am Sonnetag, il a confié ceci, je cite : « Une armée commune ferait comprendre à la Russie que nous sommes sérieux quand il s’agit de défendre les valeurs de l’Union Européenne. » Difficile d’être plus clair, la campagne de Russie est déjà dans les tablettes. Réjouissez-vous soldats de France, bientôt vous verserez votre sang pour la grande Allemagne. Une défense commune de L’UE, ce serait une Europe de la guerre !

Cette seule perspective justifie que tous les Français expriment leur opposition, et même leur colère, contre ce projet délirant. Gardons notre armée, préservons-là sous la souveraineté du drapeau tricolore. Car cette armée, elle encore, protége la France et sa grandeur ! Je vous remercie de votre attention