MANIFESTE.

Avant d’entrer dans les détails, je crois utile d’affirmer que la gauche patriote existe, qu’elle n’a jamais cessé d’exister, et qu’il est grand temps d’ouvrir un débat que les différentes familles de la gauche ont voulu enterrer depuis quelques décennies. La gauche, ce n’est pas seulement ces socio-traîtres dits de « gauche de gouvernement »qui se sont vendus à la finance et aux lobbies de l’Union européenne. Et ce n’est pas seulement les nostalgiques de l’internationale prolétarienne. Car il existe une troisième voie, la voie de la gauche patriotique ! ​

ASSURÉMENT DE GAUCHE. ​ Oui, on peut à la fois être de gauche, et brandir le drapeau tricolore d’un patriotisme affirmé et assumé ! Non, ce n’est pas un grand écart idéologique, mais la continuation d’un mouvement historique profondément enraciné dans la politique de notre pays, et qui s’est toujours manifesté au grand jour depuis la Révolution de 1789. Je suis de gauche, car je porte les valeurs de l’égalité, de la solidarité, de la justice sociale, de la protection des faibles contre les forts... Je suis de gauche, parce que je combattrais toujours pour le progrès et contre les conservatismes, pour les évolutions nécessaires de la société, contre les réactionnaires et les obscurantistes... Je suis de gauche, parce que je serai toujours révolté devant le spectacle odieux de ceux qui ont tout, face à ceux qui n’ont rien ! ​

UNE GAUCHE PATRIOTE. ​ Mais je suis également un patriote, c’est-à-dire que j’adhère au postulat que mon pays l’emporte sur toutes les idéologies, et qu’il passera toujours devant les stratégies de bloc contre bloc. Je suis un patriote parce que l’on n’a encore rien trouvé de mieux que l’État-Nation pour protéger nos valeurs communes, le bien commun, et les espoirs d’un peuple souverain. Je suis patriote, car avant de se dire citoyen, encore faut-il être capable de dire de quel pays on se prétend le citoyen ! Je suis patriote, car si je ne défends pas la terre qui m’a vu naître, personne ne le fera à ma place ! La gauche patriotique s’oppose à la gauche internationaliste... Or c’est précisément cette dernière qui, depuis trop longtemps, a systématiquement dénigré, disqualifié, et voulu étouffer les patriotes de gauche. Adeptes de la célèbre formule marxiste « Prolétaires de tous pays, unissez-vous ! », les Internationalistes nous on fait la chasse, cherchant à purger les rangs de la gauche de notre présence et de notre voix. Nous fûmes accusés d’égoïsme et de chauvinisme, notre discours fut taxé de contradictoire avec les principes d’une gauche généreuse, avant de nous tartiner avec une bonne couche de culpabilité... Cependant, la vérité est que les Internationalistes se sont trompés. « Prolétaires de tous pays... », ça ne marche pas ! ça n’a jamais marché ! Parce que les prolétaires ont une géographie, ils ont aussi une histoire. Et la somme de leurs histoires nationales ne fait pas une histoire planétaire... Le prolétaire français est un héritier.​

LE PROLETARIAT : NOTRE HISTOIRE COMMUNE. ​ Évidemment, son héritage ce n’est pas une villa sur la côte, un 400m2 sur l’avenue Foch, ou des placements financiers... Son héritage c’est la maison sociale bâtie par ses ancêtres... Voilà notre seul héritage, un bagage d’acquis sociaux : la sécurité sociale, la retraite, l’assurance-chômage, les congés payés, l’école gratuite, les services publics... Cet abri social, nos ancêtres l’ont construit pour nous, au prix de leurs luttes, parfois au prix de leur sang... Nous n’avons pas d’autre maison que celle-là, la défendre est non seulement notre intérêt vital, c’est aussi un devoir envers tous ceux qui nous ont précédé... Les mineurs qui crachaient leurs poumons au fond du trou, les ouvrières qui usaient leurs vies sous les cadences infernales des filatures, les syndicalistes jetés en prison, les grèves réprimées à coup de fusil... Tout cela est l’Histoire du prolétariat français, et c’est l’Histoire de la France ! François Mitterrand définissait par ces mots le concept de Nation : « Une Nation, c’est un cimetière en commun. » Cela signifie qu’une Nation se fonde à partir de ceux qui y laissent leurs os et leur mémoire, auxquels s’ajoutent ceux qui, venus d’ailleurs, habitent la terre de nos cimetières, comme autant de semences des valeurs de notre République. ​

L'ETAT REMPART CONTRE UN CAPITALISME FOU. ​ Aujourd’hui l’ennemi, c’est le capitalisme sans attache, avec ses valets idéologues du libéralisme, qui lancent leur bulldozer pour démolir la maison sociale léguée par nos parents. Paradoxalement, les capitalistes se sont trouvé un allié de circonstance avec cette gauche internationaliste, tiers-mondiste, voire trotskiste, dangereusement disposée à démanteler notre maison sociale au motif la distribuer au reste du monde. Certes, je suis favorable à la belle et grande idée de la République universelle qui forgera l’avènement de l’égalité et de la justice pour tous sur cette Terre. La Gauche patriote, c’est la Gauche éclairée dans l’esprit des Lumières. Mais ce monde où triomphe la cupidité, ce monde comptant presque 8 milliards d’êtres humains, dont la majorité reste sous la coupe du religieux, et des traditions arriérées... Ce monde prend aujourd’hui le chemin inverse du rêve universaliste. Et il faudra d’abord le préserver de la marche rétrograde du capitalisme qui ramène la condition ouvrière des Français à ce qu’elle était au 19ème siècle. Il nous reste un seul rempart, c’est l’État !

UN ETAT SOCIAL, C'EST UN ETAT FORT. ​ Un État fort, un État aux frontières clairement tracées, un État stratège et planificateur du bien commun... Bref, un État de gauche ! Si j’ai pris mes distances avec Jean-Luc Mélenchon et les insoumis, c’est parce que ce mouvement a été contaminé par la théorie sulfureuse du “nouveau prolétariat“ prôné par les trotskistes. Ces derniers proclament que le prolétaire français s’est embourgeoisé (traduisez : il ne souffre pas assez ! on ne peut plus compter sur lui !) Selon eux, il faudrait miser sur un “nouveau prolétariat“, c’est-à-dire sur le travailleur immigré en s’appuyant sur les « grands frères » et les caids de quartier. Pour ces théoriciens douteux, seul un prolétariat déraciné de son sol, mais accroché à ses traditions communautaires, est apte à faire la révolution prolétarienne. Cette théorie fonde le dogme dominant de l’extrême gauche, ainsi que le socle d’un pacte délirant... Non seulement cette théorie est dangereuse, mais elle est absurde et parfaitement idiote... J’ai la certitude que l’esprit révolutionnaire est mieux ancré dans la tradition française qu’il ne le sera jamais chez des populations déplacées et trop rapidement déconnecté de leur propre histoire. La piste internationaliste est une fausse piste, un enfer pavé de mauvaises intentions. Il va sans dire que les prétendus nationalistes d’extrême-droite, bref les prêcheurs de haine, ne sont que des usurpateurs de la pensée patriotique et il importe donc d’en détacher les personnes qui pourraient être abusées par leur discours qui dissimulent en fait un sombre projet ultra-libéral. (Quel détournement du sens des mots !) Les Français ne doivent plus être séduits par eux, il n’y a rien a trouver du côté de ces gens là, je peux en témoigner ! ​

LA FORCE DU GÉNIE FRANÇAIS.​ Je crois à la force du génie français, à sa capacité de résistance, et à son audace qui érige notre pays en modèle aux yeux du reste du Monde ! Un lieu de tranquillité pour ceux qui ont choisi ce pays laic et généreux ! Donnons à ce génie le glaive d’un État puissant et souverain, qui sera enfin au service du peuple... C’est avec cette conviction que j’ai créé ce mouvement, avec la flamme d’un homme de gauche, et avec les armes d’un patriote ! Il est essentiel que la voix de cette gauche résonne dans de tous les lieux publics ; car elle est la seule qui combat avec les bonnes armes ceux qui vendent notre pays aux lobbies capitalistes, tout en liquidant notre héritage social. Ensemble nous porterons cet idéal ! Il est aussi ancien que les luttes sociales. Il s’inscrit dans la longue tradition initiée par les idées et les actes de Raspail et Blanqui. Cette tradition est celle des Communards qui défendirent Paris contre les Versaillais, mais aussi contre le dictat des Prussiens. Ce fut le combat d’hommes illustres, tels que Jules Vallès ou Édouard Vaillant, et plus tard celui de Clemenceau et tant d’autres à venir ! ​

POUR LA RÉPUBLIQUE, REJOINS-NOUS ! ​ La gauche patriote est farouchement républicaine. C’est elle qui, au début du 20ème siècle, inventa cette laïcité spécifiquement française. À cette époque, notre esprit républicain refusa que nos choix politiques soient dictés à Rome. Plus tard, ce même esprit refusera que la guerre froide dicte ses choix depuis Washington ou Moscou... Aujourd’hui, les continuateurs de la gauche patriote sont prêts à se battre avec autant d’énergie, afin d’arracher notre destin national aux griffes de Bruxelles, comme aux intérêts de Berlin ! Nombreux sont les hommes et les femmes qui se retrouvent dans cette famille de pensée, mais ignorant leur propre filiation de conviction, car on leur faisait croire que cette gauche-là n’existait pas... Pourtant, nous sommes quelques millions, attachés aux valeurs de la gauche par notre culture, nos engagements personnels, ou par les convictions de nos parents... Nous sommes quelques millions à rejeter définitivement le dogme mortifère du libéralisme qui ronge notre société comme de l’acide ! ​

Nous sommes quelques millions à espérer la justice et le progrès pour tous. Il est désormais de notre devoir de nous faire entendre ! Venez apporter votre pierre à l’édifice ! ​

Nous vous attendons !

Franck de LAPERSONNE, Président de La Gauche Patriote ​